Nature
L’essoufflement des vents
Félix Vallotton (1865-1925), “Le Vent” (détail), 1910. Huile sur toile, 89,2 x 116,2 cm. Conservé à la National Gallery of Art, Washington D.C. (États-Unis). © Domaine Public, National Gallery of Art
Mauvaise année pour les éolienne européennes. Selon le dernier rapport du programme spatial Copernicus, l’année 2021 a été particulièrement peu venteuse. Jusqu’à -10% par rapport à la période 1991-2020, ce qui a pu entraîner une baisse de la production d’énergie éolienne allant jusqu’à -27%. C’est notamment le cas au nord du Vieux Continent (Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, etc.), où il faut remonter à 1979 pour retrouver des niveaux aussi bas. Difficile d’identifier les causes météorologiques de ce déclin, qui tient davantage de l’épisode que d’une tendance de long terme.
Pas de monde sans vent à l’horizon, donc. Tant mieux, diraient sans doute poètes et philosophes qui, de Tchouang Tseu à Bachelard, font de l’exposition à la puissance élémentaire du vent une dimension essentielle de notre existence. Anthologie.