Commémoration
Napoléon, empereur philosophe ?
“Napoléon Bonaparte, empereur des Français”. Impression couleur d’après un dessin de Job, alias de Jacques Onfroy de Bréville (1858-1931). © akg-images
Il y a deux siècles, Napoléon quittait ce monde après l’avoir profondément bouleversé. Deux siècles au cours desquels son héritage, sublime pour certains, terrible pour d’autres, n’a cessé d’être débattu. C’est sans doute qu’il n’y a pas de réponse : l’époque napoléonienne reste, fondamentalement, ambiguë – sombre et glorieuse à la fois. Et cette ambivalence nourrit d’interminables débats sur la nécessité de commémorer ou non l’empereur.
Ces polémiques concerne cependant, essentiellement, l’oeuvre politique de Napoléon, qui occultent l’homme, sa pensée, sa formation intellectuelle. Saviez-vous, par exemple, qu’il fut un grand lecteur de philosophie ? De Rousseau d’abord, de Machiavel ensuite. Son action politique n’aurait peut-être pas été tout à fait la même sans la fréquentation des grands penseurs. Tour d’horizon des références qui ont forgé un homme d’exception.