Décryptage

Portrait de Donald Trump en catcheur

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Donald Trump le 10 octobre 2019, lors d’un meeting au Target Center de Minneapolis (Minnesota) intitulé “Keep America Great”

Donald Trump le 10 octobre 2019, lors d’un meeting au Target Center de Minneapolis (Minnesota) intitulé “Keep America Great”. © Brendan Smialowski/AFP

On a comparé Donald Trump à beaucoup de choses : un escroc, un bouffon, voire « une tortue obèse qui s’agite sur le dos ». Et si Donald Trump était d’abord un catcheur ? Avant d’être candidat à la présidence des États-Unis, Donald Trump a participé à l’organisation de combats de catch. Il est même inscrit au Hall of Fame de la World Wrestling Entertainement, la plus grosse fédération professionnelle de lutte nord-américaine. Pour le journaliste Judd Legum, la métaphore du catch permet de comprendre le rapport de Donald Trump au pouvoir et à la vérité. Il développe cette analyse originale dans une tribune initialement publiée en 2015, et qui n’a rien perdu de son actualité.

Judd Legum s’appuie sur Roland Barthes pour filer la métaphore. Dans ses Mythologies (1957), le sémiologue compare boxe et catch, estimant notamment que « le catch est une somme de spectacles » où « l’avenir rationnel du combat » n’intéresse personne. Le journaliste écrit : « Trump se comporte comme un catcheur professionnel, là où tous ses concurrents évoluent dans un match de boxe – ils se conforment aux règles établies, élaborent une stratégie. Lui se concentre sur le moment présent dans lequel il essaie d’injecter le maximum de passion. » Reste à savoir si Donald Trump va définitivement quitter le ring, après la proclamation officielle des résultats.

Montez sur le ring avec Judd Legum