Un classique éclaire le présent

Revenir à l’essentiel, avec Henry David Thoreau

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L’étang de Walden, dans le Massachusetts (États-Unis)

L’étang de Walden, dans le Massachusetts (États-Unis). © Ashok Boghani/CC BY-NC 2.0/Flickr

Essentiel, pas essentiel ? 175 ans avant que l’essentiel ne devienne l’objet incertain d’un débat de crise sanitaire, un Américain de 28 ans est parti à sa recherche au bord de l’étang de Walden, dans le Massachusetts. Il s’appelait Henry David Thoreau, et il y a mené une vie qu’il ne devait « qu’au travail de ses mains ». Il en est revenu avec un texte mémorable, Walden ou la vie dans les bois (1854). Un livre au souffle métaphysique où Thoreau raconte sa relation à ce qui l’environne, à l’étang, au bois ou à la terre. Mais l’erreur serait de n’y voir qu’une contemplation égoïste : Thoreau, pionnier de la désobéissance civile, laisse avec Walden un testament politique d’une incroyable actualité. Alors que « les hommes sont devenus les outils de leurs outils » et « qu’on nous porte à exagérer l’importance de notre travail » jusqu’à « l’anxiété et la tension », Thoreau ne voit qu’une seule solution : « Simplifiez, simplifiez ! » Une lecture (vraiment) essentielle, analysée par Alexandre Lacroix.

Plongez dans les bois avec Thoreau