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Sauvetage de la nageuse Anita Alvarez : la puissance de la douceur
Le sauvetage d’Andrea Fuentes par son entraîneuse, Anita Alvarez, lors de la finale féminine de natation artistique aux championnats du monde aquatiques de Budapest 2022. © Oli Scarff/AFP
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Les photos prises sous l’eau ont fait le tour du monde. Mercredi, la sportive américaine Anita Alvarez a été sauvée de la noyade par son entraîneuse, Andrea Fuentes, à l’issue d’une épreuve de nage artistique et synchronisée aux championnats du monde de la discipline, à Budapest. Prise d’un malaise, la nageuse s’est évanouie et a coulé, avant que sa coach ne plonge, tout habillée, pour la secourir.
Obtenues grâce à un robot situé au fond du bassin, les images sont saisissantes. Mais pour quelle raison ? Probablement le fait qu’elles mettent en scène l’empathie dans son expression la plus authentique : celle de la douceur. Analyse.
Le contraste entre la vie et la mort
Parmi les images qui ont circulé, une en particulier retient l’attention : on y voit sur fond bleu Anita Alvarez les yeux fermés, le corps inerte, que l’on devine lourd, comme mort, au fond du bassin. À ses côtés, son entraîneuse en mouvement vers elle, nageant à son secours, le bras tendu, les jambes battantes, l’air presque grimaçant d’effort. On devine la dépense d’énergie en même temps qu’une conscience de l’urgence et du danger. Son bras tendu rappellerait presque celui d’un superhéros en pleine mission de sauvetage – et c’est bien de cela dont il s’agit ici.