L’amour dans le temps
Une relation amoureuse peut-elle bien finir ?
“Comme la vie, une relation connaît une fin naturelle plutôt qu’une rupture réfutant sa valeur” (Quill Rebecca Kukla). © college.georgetown.edu
Votre première séparation signait probablement la fin du monde… mais à l’heure qu’il est, vous en avez sans nul doute connu bien d’autres. Ces relations passées sont-elles ratées ?, vous demande Quill R. Kukla, philosophe d’origine canadienne derrière l’essai A Nonideal Theory of Sexual Consent (« Une théorie imparfaite du consentement », non traduit, University of Chicago Press, 2021).
Si la plupart des relations ont une fin, pourquoi les désigne-t-on comme ratées ? Nous agissons comme si ces dernières devaient durer éternellement, « jusqu’à ce que la mort nous sépare », rendant les séparations tragiques et dévastatrices. Kukla fait appel à ses connaissances en bioéthique et nous propose l’analogie la plus effrayante : celle de la mort. Dans la relation comme dans la vie, la finitude est la règle, et non pas un échec.