L'exemple

Assurancetourix, détonnant bouc émissaire

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Cet article est issu du numéro 2 de Philosophie magazine « 2 - juin/juil. 2006 », en kiosque le 25 mai 2006. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Dans un livre consacré à l’œuvre de Goscinny et Uderzo, Astérix ou les Lumières de la civilisation, Nicolas Rouvière donne au barde gaulois un rôle philosophiquement central. Une thèse originale.

« Les opinions sur son talent sont partagées : lui se trouve génial, les autres pensent qu’il est innommable. Mais quand il ne dit rien, c’est un gai compagnon, fort apprécié... » Chacun connaît la réplique culte « non, tu ne chanteras pas ». Elle accompagne le gag récurrent où l’on voit le barde Assurancetourix bâillonné dès qu’il fait mine de s’essayer au chant ou à la lyre. Pourtant, ce second rôle des aventures d’Astérix occupe une place de premier plan dans l’équilibre du célèbre village gaulois. C’est à Nicolas Rouvière (1) que nous devons cette réhabilitation philosophique : « Ligoté et bâillonné à la fin de chaque aventure, Assurancetourix serait-il le souffre-douleur dont le village a besoin pour maintenir sa cohésion ? »

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