La notion
“Cellule sentiente”
Image d'illustration. © And machines / unsplash
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Cet article est issu du numéro 172 de Philosophie magazine « Et si on apprenait autrement ? », en kiosque le 17 août 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
D’où vient la conscience ? Comment est-elle apparue dans l’évolution ? Pour le psychologue Arthur Reber et les biologistes František Baluška et William B. Miller Jr., auteurs de l’essai The Sentient Cell. The Cellular Foundations of Consciousness (« La cellule sentiente. Les fondements cellulaires de la conscience ») paru fin août, « toute vie étant basée sur des cellules, toute théorie évolutionniste de l’émergence de la sentience et de la conscience doit être fondée sur des mécanismes qui se produisent chez les procaryotes, les espèces unicellulaires les plus simples ». La sentience, cette capacité à ressentir subjectivement des expériences, n’a pas surgi un beau jour ; elle est, selon ces chercheurs, une « caractéristique inhérente et contemporaine de toutes les formes originelles de vie ». La cellule, à sa manière, perçoit son environnement, interagit avec lui, s’y adapte… Bref, elle entretient une relation « subjective » au monde extérieur. Toutes les autres formes, plus complexes ou sophistiquées, d’activité psychique dérivent de cette sentience primitive. De quoi repenser certaines catégories fondamentales de la philosophie, comme la sensation, l’expérience, la perception ou l’intention ?