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Comment la guerre transforme ceux qui la font

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Comment la guerre transforme ceux qui la font

© Presses universitaires de France

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En ayant suivi de près durant des années des combattants ordinaires et des volontaires au combat en Syrie et en Ukraine, l’anthropologue Romain Huët interroge les ressorts de la violence guerrière. Son enquête au long cours, La Guerre en tête (PUF, 2024), pose des questions cruciales sur l’engagement, l’expérience du soulèvement, la façon dont la vie intérieure est affectée par l’exposition durable à la guerre.


 

Comment des gens ordinaires en viennent-ils à s’engager dans la guerre ? Quels sont les ressorts subjectifs qui président à l’engagement dans une lutte armée ? Comment traversent-ils la guerre ? Comment se transforment-ils au contact de ces violences de haute intensité ? À ces interrogations, qui prolongent d’autres passionnantes enquêtes sur la question de la violence (sur la violence émeutière dans Le Vertige de l’émeute, et sur la violence dirigée contre soi-même, à travers la figure du sujet épuisé dans De si violentes fatigues), Romain Huët pose dans son nouveau livre La Guerre en tête. Sur le front de la Syrie à l’Ukraine, des questions qui relèvent à la fois d’un travail d’observation ethnographique, au plus près des corps au combat (en Syrie et en Ukraine, où il a passé de long séjours depuis 2012) et d’une réflexion philosophique, centrée sur le mystère du passage à l’acte et de l’expérience existentielle de la guerre.

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Comment les corps s’engagent-ils dans la guerre ?