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Dostoïevski a 200 ans !

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Dostoïevski a 200 ans !

Portrait de Fédor Dostoïevski. Peinture de Vasili (Vassili) Perov (1833-1882), 1872. Huile sur toile. Moscou, Galerie Tretiakov. © FineArtImages/Leemage

Mais son œuvre n’a pas pris une ride… Le plus philosophique des romanciers, qui a inspiré Nietzsche, Freud, Heidegger, Levinas, Camus ou encore Ricœur, hante toujours nos consciences avec ses assassins métaphysiciens, ses nihilistes et ses mystiques.

Mais Dostoïevski nous parle-t-il encore ? Plus que jamais. Dans Crime et Châtiment (1866) ou dans L’Idiot (1868-1869), il adresse une critique originale au capitalisme triomphant. Dans Les Démons (1871), il décrit avec soin les ravages de l’idéologie, même quand elle se dit émancipatrice. Dans Les Frères Karamazov (1879-1880), il explore la culpabilité qui nous ronge tous, même quand le grand Autre a déserté l’horizon. 

Dostoïevski se veut pleinement moderne et repousse toute tentative de restauration du passé. Mais les questions qu’il nous adresse sont redoutables : que reste-t-il de notre liberté à l’heure où les sciences et les techniques envahissent nos vies ? Comment affronter le mal sans le justifier ? Quels ressorts psychologiques nous poussent à nous révolter et à transgresser ? Son originalité est d’aborder ces questions dans des récits de fictions, de les incarner dans des personnages et d’inventer un « réalisme fantastique » qui renouvelle le récit littéraire. Une philosophie faite corps, à découvrir même deux cents ans plus tard…

Pour le (re)découvrir, lancement de l’année Dostoïevski avec une visioconférence donnée par notre confrère Michel Eltchaninoff, organisée par le Collège supérieur de Lyon (dans le cadre de leur cycle « 3 mois avec Dostoïevski »). 

Il n’est pas trop tard pour s’inscrire et y assister de chez vous.

(Re)lisez notre dossier consacré à Dostoïevski