Écologie

Éliminer les rats pour restaurer la biodiversité ?

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Éliminer les rats pour restaurer la biodiversité ?

Vue aérienne de l’île de la Grande Glorieuse, qui appartient aux îles Éparses, propriété de la France, dans l’océan Indien, au nord-ouest de Madagascar. © EIFFEL/SIPA

Durant des décennies, les rats – voyageurs clandestins des navires européens - ont proliféré sur les îles Éparses et sur l’archipel de Chagos, dans l’océan Indien. Leur multiplication a entraîné une réduction considérable de la biodiversité, puisque les rongeurs s’attaquent aux œufs des oiseaux et à leurs petits. Or les oiseaux jouent un rôle essentiel dans ces écosystème insulaires : « Ils déposent d’énormes quantités de nutriments par le biais de leurs fientes. Ces excréments sont riches en azote et en phosphore, et une partie des nutriments s’échappent des îles et se retrouvent dans l’eau de mer environnante où les récifs coralliens se développent et agissent comme un engrais », expliquait en 2018 le scientifique Nick Graham dans la revue Nature. Conséquence : il y a quinze ans, les rats ont été éradiqués sur plusieurs de ces îles – et la biodiversité a retrouvé de sa vigueur, indique une étude récente. Formidable, sans doute. Mais la décision de tuer ces petits mammifères était-elle morale ? Examen de conscience…

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