Politique

Et si l’on changeait vraiment notre manière de voter ?

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Et si l’on changeait vraiment notre manière de voter ?

© Alona Horkova/iStockphoto

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Alors qu’Emmanuel Macron tente, avec la nomination de Michel Barnier, de trouver un Premier ministre susceptible d’échapper à une censure d'un Parlement éclaté en trois blocs, le débat sur l’introduction de la proportionelle refait surface. Mais même avec cette réforme, les citoyens seraient encore contraints de voter pour un seul candidat au détriment de tous les autres – un mode d’expression assez pauvre qui ne permet pas de dégager de vrais consensus. Et si on essayait le vote « par approbation » et/ou le « vote par évaluation » ? Dans les pas des réflexions de Condorcet et des théoriciens du choix social, des chercheurs l’ont testé sur la France. Et ça marche ! 


 

Au gré des recompositions du paysage politique français, le débat sur la proportionnelle revient inlassablement. Il faut dire que les résultats des dernières élections législatives ont frustré bon nombre d’électeurs, en particulier du Rassemblement national : au second tour et sans compter les alliances, le RN totalise 2,4 millions d’électeurs de plus que la coalition de la majorité présidentielle. Pourtant, cette dernière obtient, sur ce second tour et sans compter les qualifiés du premier tour, 68% de députés en plus. Pas étonnant que le parti de Marine Le Pen réclame depuis un moment la proportionnelle. Tout comme les Français : dans une enquête d’Ipsos publiée fin août, 76% du panel y est favorable. Le refrain électoral est désormais bien connu : le RN arrive à se qualifier massivement au second tour mais a encore du mal à battre en duel une formation politique du camp présidentiel ou de la gauche. En plus de fustiger les accords de désistement mutuels entre la majorité sortante et le Nouveau Front populaire, certains trouvent donc le mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours injuste.

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