Exposition

Gérard Garouste. Peindre entre les langues

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Gérard Garouste. Peindre entre les langues

Chartres, 2007, Huile sur toile, 270 × 320 cm, Collection particulière, Paris © Adagp, Paris, 2022. Courtesy Templon, Paris-Brussels-New York. Photo Bertrand Huet-Tutti

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Cet article est issu du numéro 163 de Philosophie magazine « La sobriété. Pourquoi est-il si difficile de se modérer ? », en kiosque le 21 septembre 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le Centre Pompidou à Paris consacre au peintre une grande exposition qui se présente comme une stimulante énigme à déchiffrer.

 

Cette rétrospective a la forme d’un labyrinthe. C’est que l’œuvre de Gérard Garouste s’offre comme une énigme – ou un « palais obscur », selon ses propres mots. Ils se déploient tout au long d’un parcours sinueux, dans un court texte guidant la visite à sa façon, ésotérique et libre. S’inspirant des grands mythes dès ses premières toiles à la fin des années 1970, le peintre français met en scène deux entités, le « Classique » et l’« Indien », invoquant les forces apolliniennes et dionysiaques qui tiraillent chacun. Il dit lui-même n’avoir pas de style et peindre très classiquement, optant pour un retour à la figuration dont il incarne le renouveau. Car la peinture l’intéresse moins que les récits qu’elle transpose. Il préfère l’imperfection formelle et l’incomplétude du sens. Qu’il puise à la source littéraire, chez Dante et Kafka, ou à celle de ses lectures bibliques, rien ne lui plaît plus que les histoires qui se « dérobent ». Lui importe d’abord l’action du « regardeur », sa perspective.

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