Espaces verts

“Jardins en mouvement” : pour une nouvelle temporalité de la floraison en ville

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“Jardins en mouvement” : pour une nouvelle temporalité de la floraison en ville

© Nagara Oyodo/Unsplash

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Les fleurs annuelles, c’est fini dans les plates-bandes de Schaerbeek, commune belge de Bruxelles. Elles laisseront place à des vivaces, plantées pour se renouveler durant des années. Une discrète révolution ?


Vous n’avez peut-être jamais fait attention à ce ballet discret : mois après mois, saison après saison, les plates-bandes végétales de la plupart des villes changent parfois du tout au tout : les plantes annuelles (bégonias, belles de nuit, capucines…) en fin de floraison sont arrachées bien avant la fin de leur cycle de vie, avant d’être remplacées par d’autres variétés qui prendront le relais. Certaines plantes vivaces, qui auraient pourtant pu vivre sur place de nombreuses années, subissent parfois le même sort.

“On ne se voyait plus jeter des plantes tous les ans. Travailler avec des annuelles, ça n’a même pas du tout d’intérêt en biodiversité”
Éric Chiron, responsable des espaces verts de Schaerbeek

 

Cette logique sous-jacente à la végétalisation urbaine se fonde sur un objectif : entretenir au mieux la coloration florale des parterres urbains, considérée comme le paroxysme de la beauté. Elle n’en pose pas moins toute une série de problèmes, de plus en plus pointés du doigt. Problèmes matériels, d’abord : l’alternance régulière des plantations démultiplie le travail à fournir. Elle implique également un coût non négligeable, puisqu’elle exige d’acheter une grande quantité de nouveaux plants à intervalles réguliers. « On ne se voyait plus jeter des plantes tous les ans. Travailler avec des annuelles, ça n’a même pas du tout d’intérêt en biodiversité », expliquait Éric Chiron, responsable des espaces verts de Schaerbeek.

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Une nouvelle façon pour les villes de cultiver leur jardin ?