Crise sanitaire

La “génération Covid” est-elle une “génération sacrifiée” ?

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Manifestation contre la précarité étudiante à Lyon le 21 janvier 2021. Entre 700 et 2000 étudiants ont défilé à Lyon pour défendre les conditions de vies et d’études en période de Covid

Manifestation contre la précarité étudiante à Lyon le 21 janvier 2021. Entre 700 et 2000 étudiants ont défilé à Lyon pour défendre les conditions de vies et d’études en période de Covid. © Maxime Jegat/Le Progrès/Maxppp

Quand il s’agit des jeunes face à la pandémie, la plupart des indicateurs sont dans le rouge. La situation matérielle des 18-30 ans s’est dégradée, avec une hausse de leur taux de pauvreté (plus de 50 % des 15-24 ans actifs occupent un emploi précaire, contre 17 % dans les années 1980, selon l’Observatoire des inégalités), à quoi il faut ajouter une santé mentale fragile, comme en témoignent un indicateur de bonheur en chute et une hausse du nombre de suicides, notamment chez les jeunes filles.

Peut-on pour autant parler de la « génération Covid » comme d’une « génération sacrifiée » ? Réponse avec Tom Chevalier, chercheur au CNRS et coauteur, avec Patricia Loncle, d’Une jeunesse sacrifiée ? (PUF, 2021).

L’âge des possibles remis en cause ? L’analyse de Tom Chevalier