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La philo ? C’est la faute à Platon et Aristote !

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La philo ? C’est la faute à Platon et Aristote !

© Éditions Sciences humaines

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De la querelle connue entre Platon, le professeur, et Aristote, l’élève, Luc de Brabandere et Anne Mikolajczak tirent l’idée qu’elle fut et reste le moment fondateur de l’histoire de la philosophie occidentale. Dans un livre pédagogique, destiné à un public de non-spécialistes, ils rappellent comment leurs conceptions du monde opposées, « orthogonales », structurent encore le paysage de la pensée dans ses grandes largeurs.

Un désaccord fécond

Deux approches, deux tempéraments, deux méthodes, deux façons de vivre, deux barbes… : rien ne rapprochait Platon d’Aristote sinon le rapport du maître (Platon) à l’élève (Aristote), et le souci partagé de faire de la philosophie le moteur de l’existence. Leur controverse, estime Luc de Brabandere dans son ouvrage co-écrit avec Anne Mikolajczak et illustré par Vincent Rif, Platon vs Aristote (Éditions Sciences humaines, 2021), est restée comme un moment fondateur de l’histoire de la pensée occidentale et continue, 2 400 ans plus tard, de structurer les réflexions contemporaines. C’est à travers les antagonismes de ces deux géants de la philosophie que les règles du jeu de la pensée se sont constituées, solidement, en dépit des variations et des élargissements de son champ au fil des siècles après eux. Depuis la Renaissance, et malgré une foi grandissante dans les possibilités de la Raison, la plupart des grands débats de la philosophie ont continué à se déployer sur le terrain de jeu imaginé par Platon et Aristote, des sciences du vivant à l’économie politique, de la psychologie à l’épistémologie, du langage à l’éthique...

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