L'infini et la mesure
Charles Lacoste (1870-1959), La Main de l’ombre, 1896. Huile sur toile, 36 x 64,5 cm. Paris, musée d’Orsay, don de la Société des Amis du Musée d’Orsay, 1980, RF 1980 208 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski © Droits artistes
Cet article est réservé aux abonnés.
Côme Fabre. Deux traits spécifiques du romantisme noir parcourt les œuvres : le sublime et le fantastique. Le sublime, théorisé par le philosophe Edmund Burke, est surtout à l’œuvre dans les paysages naturels, notamment chez les Anglais comme Samuel Colman ou John Martin mais aussi chez les Allemands, comme Caspar Friedrich, lorsqu’il peint le Rivage avec la lune cachée dans les nuages. Le fantastique est plutôt abordé avec la période symboliste, dans la représentation de paysages urbains et de scènes d’intérieurs glissant de façon inattendue et sournoise dans l’étrange et l’inquiétant.