Exposition

Louis Janmot à Orsay : drôle d’âme !

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Louis Janmot à Orsay : drôle d’âme !

Anne-François-Louis Janmot (1814-1892), “Le Poème de l'âme / Le Mauvais Sentier”, 1850. Huile et tracé au crayon graphite sur toile, 112,6 x 143,4 cm. Conservé au musée des Beaux-Arts de Lyon. Don des héritiers de l’artiste, 1968. © Lyon MBA/Photo Martial Couderette

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L’œuvre singulièrement inventive du peintre Anne-François-Louis Janmot (1814-1892) est à découvrir au musée d’Orsay. Contemporain d’un mouvement majeur mais oublié de la philosophie – le spiritualisme –, cet artiste témoigne d’une quête d’absolu qu’il représente à travers le périple imaginaire d’une « âme » tombée sur Terre.


 

L’âme s’affiche en grosses lettres au musée d’Orsay. L’institution met à l’honneur le peintre lyonnais Louis Janmot, auteur d’un Poème de l’âme. Habituellement accroché (de façon incomplète) au musée des Beaux-Arts de Lyon, cet ensemble curieux, commencé en 1835 et poursuivi jusqu’en 1881, est aujourd’hui montré dans son intégralité. Il se compose d’un poème de 2814 vers « animant » par la voix deux séries, l’une composée de dix-huit peintures, l’autre de seize grands dessins au fusain, exceptionnellement exposés ensemble. D’abord, Louis Janmot ne vous dira peut-être rien. Ce décorateur d’église, fervent catholique et antirépublicain, n’a effectivement jamais connu la pleine lumière. Il a été l’un des précurseurs du mouvement préraphaélite en France, ce courant d’inspiration anglaise qui confère à l’art une vertu moralisatrice. Son oeuvre retrace en effet les vicissitudes d’un jeune homme, une âme jetée sur Terre, qui trouve le soutien d’une jeune amie. La mort de cette dernière marque la fin d’une idylle et le début du second cycle, plus sombre, où le garçon doit affronter les affres de la solitude, les tentations et les malheurs de la condition humaine.

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Le méconnu Louis Janmot, remarquable peintre “spiritualiste”