Un classique éclaire le présent

Marc Aurèle par temps de crise

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Statue équestre de l’empereur romain Marc Aurèle (121-180). Sculpture en bronze, place du Capitole (Campidoglio), Rome. Copie d’après l’original conservé au musée du Capitole, Rome

Statue équestre de l’empereur romain Marc Aurèle (121-180). Sculpture en bronze, place du Capitole (Campidoglio), Rome. Copie d’après l’original conservé au musée du Capitole, Rome. © Luisa Ricciarini/Leemage

Quelle philosophie pour nous aider à supporter le ballet, sans fin, des confinements, couvre-feux et autres restrictions sanitaires ? Le stoïcisme ! …et plus précisément celui de Marc Aurèle, répond, dans notre dernier numéro, la philosophe et psychanalyste Hélène L’Heuillet. Le plus sage des empereurs romains nous permet de relativiser : certes, nous sommes contraints de rester chez nous, mais « la vraie liberté réside dans la pensée. Rendre notre liberté dépendante du monde extérieur – par exemple, de la possibilité de circuler ou non –, c’est s’exposer à la servitude. » S’il nous aide à « ne pas céder à la panique » en gardant à l’esprit que la mort fait pleinement partie de la vie et que rien n’est éternel en ce monde, Marc Aurèle nous enjoint aussi à ne pas nous replier complètement sur nous-mêmes par peur, y compris en temps de crise, car « ma citadelle intérieure se confond avec le monde », et que pour nous épanouir, nous avons besoin des autres. Quel meilleur remède pour affronter notre époque déboussolée ?

Marc Aurèle vu par Hélène L’Heuillet