Questionnaire de Socrate
MC Solaar. Éternel retour
Mc Solaar. ©AudoinDesforges/Pasco and co.
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Cet article est issu du numéro 158 de Philosophie magazine, en kiosque le 19 mars 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
« J’ai dû disparaître… pour réapparaître… », rappait-il sur le titre qui l’a révélé il y a plus de trente ans et, ironie de l’histoire, l’auteur de « Bouge de là » s’est bel et bien éclipsé. Ou plutôt, ses quatre premiers albums sont devenus indisponibles après un différend avec sa maison de disques. Ayant enfin trouvé un arrangement, Qui sème le vent récolte le tempo, Prose combat, Paradisiaque et MC Solaar refont donc surface, réédités (Polydor Universal). Des séquelles ? « J’ai fait l’éloge de la fuite, comme dit Henri Laborit », « Il y a un mur ? Ne reste pas dessus, contourne, continue ». Le 29 juin, il ouvrira le festival Jazz à Vienne (Isère).
Quelle est la dernière chose qui vous a étonné ?
Réaliser, en réécoutant ces disques, que j’étais mature quand j’étais petit.
Votre truc pour corrompre la jeunesse ?
Écrire pour transmettre. À l’époque, je plaçais des références dans mes textes pour aider mes nièces à l’école.
Le combat dont vous êtes le plus fier ?
Ne pas avoir perpétué de clichés ni prêché de convaincus. Préférer thèse, antithèse, synthèse.
Que retenez-vous de votre éducation ?
L’école, qui permet de sortir de sa bulle. C’est important, le monde est un bain moussant.