Divergences

Pourquoi avons-nous du mal à reconnaître nos erreurs ?

Temps de lecture : 2 min

Pourquoi avons-nous du mal à reconnaître nos erreurs ?

©Illustration Séverine Scaglia pour PM.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 163 de Philosophie magazine « La sobriété. Pourquoi est-il si difficile de se modérer ? », en kiosque le 21 septembre 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Est-ce parce que le tort tue que nous rechignons à admettre que nous nous sommes trompés ? Heureusement ces quatre philosophes savent raison garder.

 

Par orgueil / Platon (428-348 av. J.-C.)

Nous dialoguons parfois moins pour parvenir à la vérité que pour avoir une bonne image de nous-mêmes. C’est ce que suggère l’attitude de la plupart des interlocuteurs de Socrate, qui se dérobent au débat dès qu’ils sont confrontés à leurs erreurs. Parmi eux, on compte le général Lachès : dans le dialogue qui porte son nom, le militaire refuse d’entendre que sa conception du courage est trop restreinte. Pourquoi ? Parce que reconnaître que le courage ne consiste pas à « ne jamais tourner les talons devant l’ennemi » mettrait en question ses qualités de stratège. Pareils à ce général responsable d’une défaite athénienne, nous refusons parfois de regarder la vérité en face pour ne pas douter de nous-mêmes !

Cet article est réservé aux abonnés