Environnement

Pourquoi nous sommes fascinés par les incendies

Temps de lecture : 3 min

Arcachon (33), le 13 juillet 2022. Deux incendies de grande ampleur sévissent en Gironde à la suite d’une nouvelle vague de chaleur qui a débuté le 12 juillet

Arcachon (33), le 13 juillet 2022. Deux incendies de grande ampleur sévissent en Gironde à la suite d’une nouvelle vague de chaleur qui a débuté le 12 juillet. © Laurent Perpigna Iban/Hans Lucas/AFP

Cet article est réservé aux abonnés.

Au moins 15 000 hectares de forêt sont partis en fumée en Gironde, à proximité de la dune du Pilat. Nombreux sont les touristes à immortaliser les flammes dévastatrices avec leur smartphone. Comment expliquer cette fascination inquiète pour l’incendie ?

Fascination

Pourquoi l’incendie nous fascine-t-il ? Le feu, bien sûr – en particulier lorsqu’il se déchaine de manière incontrôlée – suscite une crainte profonde. Mais cette crainte n’exclut pas l’attirance ; au contraire, elle la nourrit. Ce qu’observait déjà George Sand dans son Histoire d’un rêveur, où le narrateur fantasme, au coin de l’incendie, le spectacle terrifiant de l’incendie : « Que ne suis-je appelé à contempler cet admirable spectacle dans toutes ses horreurs ? Ou que n’ai-je les yeux d’une fourmi pour admirer ce bouleau embrasé ; avec quels transports de joie aveugle et de frénésie d’amante, ces essaims de petites phalènes blanchâtres viennent s’y précipiter ! Voilà pour elles le volcan dans toute sa majesté ! Voilà le spectacle d’un immense incendie. Cette lumière éclatante les enivre et les exalte comme ferait pour moi la vue de toute la forêt embrasée. »

Cet article est réservé aux abonnés