Test
“Quel déconfiné êtes-vous ?” Les résultats
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Lundi, jour du déconfinement, nous vous avons proposé un test afin de déterminer quel était votre profil philosophique de déconfiné. Il ne s’agit bien évidemment pas d’un sondage, avec sa méthodologie précise, mais d’un test parmi les lecteurs des “Carnets de la drôle de guerre” et des visiteurs de notre site Internet qui y ont répondu : soit, à l’heure où nous écrivons ces lignes, 2 562 personnes. À quelles orientations vous êtes-vous le plus identifié ? Attention, réponses étonnantes.
L’option qui reçoit le plus de suffrages (1 personne sur 3) est celle de Françoise Dastur. Elle considère que le confinement a été une expérience unique, qui nous a permis de nous recentrer sur l’essentiel et de mettre entre parenthèses l’hystérie du monde contemporain. À peu près ex aequo viennent ensuite les positions humanistes de prudence face au déconfinement et de redécouverte des liens humains incarnées par Francis Wolff et Claire Marin. L’option « héroïque » d’André Comte-Sponville, qui place la liberté au-dessus de la santé, arrive bonne dernière.
- 33 % des « joueurs » sont nostalgiques d’une expérience spirituelle unique, avec Françoise Dastur. Cette spécialiste de philosophie allemande nous avait confié son souhait d’un confinement qui soit aussi une prise de conscience d’un monde qui va trop vite, qui exploite trop, un voyage intérieur qui nous redonne le goût de la lecture, des activités manuelles et artistiques, bref d’un rapport plus profond au temps et au monde.
- 24 % sont inquiets du risque de deuxième vague, avec Francis Wolff. Ce philosophe réinvente un humanisme contemporain. Il se réjouit que de nombreux dirigeants mondiaux aient placé la vie humaine avant la performance économique. Il est très prudent face au déconfinement et craint que notre goût de la liberté retrouvée ne provoque une deuxième vague de contamination.
- 24% se retrouvent dans la vision de Claire Marin, qui privilégie le fait de renouer avec les proches. Cette philosophe de la fragilité, de la rupture et du lien insiste en effet sur l’expérience douloureuse qu’a représenté ce confinement. Il a mis en évidence l’importance du lien humain dans nos existences.
- Enfin, 19 % des « joueurs » ont adopté la position vigoureuse d’André Comte-Sponville, qui est avant tout heureux de retrouver la liberté. Selon lui, celle-ci ne doit pas souffrir d’une logique du tout-sanitaire qui a régné durant ce confinement. Chacun d’entre nous doit demeurer responsable de sa propre position, et donc refuser, s’il le désire, des règles qui restreignent la liberté.