Que peut le corps ?

Sixième sens, es-tu là ?

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Sixième sens, es-tu là ?

© Sam Burriss/Unsplash

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La vue, le goût, le toucher, l’odorat et l’ouïe. Tels sont, selon l’idée courante, les cinq fenêtres par lesquelles le corps humain s’informe du monde extérieur, les cinq sens qui constituent le tissu exclusif de nos expériences sensibles.

Pourtant, la science admet aujourd’hui l’hypothèse d’autres sens : la proprioception (sensation de la position de nos propres membres), la thermoception (sensation de la température), la nociception (sensation de la douleur) et l’équilibrioception (sensation de l’équilibre).

Mais avant les scientifiques – et parfois avec leur concours –, cette quête d’un sixième sens secret a aussi animé les philosophes, qui ont avancé leurs propres théories. Tour d’horizon.

 

Aristote / Un sens commun pour unir tous les autres

Dans son célèbre traité De l’Âme (De Anima), Aristote s’attache à décrire avec précision la vue, le goût, le toucher, l’odorat et l’ouïe. Cependant, le philosophe grec, tout en affirmant qu’il n’existe que ces cinq sens pour nous mettre en relation avec le monde extérieur, croit qu’il faut aussi en admettre un sixième :

« Mais puisque nous discernons le blanc et le doux, ainsi que chacun des sensibles par rapport à chacun des autres, il y a aussi quelque chose par quoi nous sentons qu’ils diffèrent. Or il faut que ce soit par un sens, car il s’agit de sensibles. »

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