Écologie

Tigres, requins, éléphants : comment répondre à la multiplication des attaques d’animaux ?

Temps de lecture : 4 min

Tigres, requins, éléphants : comment répondre à la multiplication des attaques d’animaux ?

© Niket Goswami/Unsplash

Cet article est réservé aux abonnés.

Un peu partout dans le monde, les rencontres mortelles entre êtres humains et animaux sauvages sont de plus en plus nombreuses. Comment faire face à ces conflits exacerbés par la crise environnementale ? Il y a quelques années, le philosophe Baptiste Morizot explorait la piste d’une « diplomatie » avec les mondes animaux.


 

Trois fois plus d’attaques mortelles d’ours polaires au Canada en trois décennies, 360% d’augmentation d’attaques de requins, vingt-trois morts de la bouche de crocodiles au Soudan du Sud entre 2018 et 2020 : un peu partout dans le monde, nous assistons à une « amplification des conflits humains-animaux », de plus en plus fréquents. C’est ce qu’affirme, chiffres à l’appui, une étude parue récemment dans Nature. Même son de cloche dans un autre article publié dans la revue PLOS Biology. En cause, notamment, le réchauffement climatique qui « exacerbe ces conflits ». La modification du climat redéfinit les aires de répartitions des espèces. D’autres facteurs, qui tiennent également à l’activité humaine, jouent également un rôle : l’augmentation de la population mondiale qui pousse à l’anthropisation et l’urbanisation de nouveaux espaces, la déforestation qui chasse certaines espèces de leur milieu de vie, plus généralement la destruction des écosystèmes, etc. « Nous pourrions voir émerger de nouveaux conflits dans des espaces où ils n’existaient pas, et assister à une intensification des conflits à des endroits où ils déjà présents par le passé », concluent les auteurs.

Cet article est réservé aux abonnés
Petit traité de « diplomatie animale »