Le livre du jour
Yves Michaud : “La recherche du beau est partout… en dehors du monde de l’art”
© Éditions Gallimard
Belle journée ! N’avez-vous pas noté comment, subrepticement et en quelques des années, nous sommes passés du registre du bien (bonne journée) à celui du beau ? Ce glissement de sens esthétisant n’est pas fortuit, à en croire le philosophe et essayiste Yves Michaud dans le saisissant ouvrage qu’il vient de faire paraître chez Gallimard : L’Art, c’est bien fini. Essai sur l’hyper-esthétique et les atmosphères.
Poursuivant une enquête au long cours sur le mouvement d’esthétisation de nos milieux de vie, ce spécialiste de Hume, amateur d’art et critique informé des évolutions politiques, analyse la manière dont le triomphe de l’expérience sensible affecte tous les domaines de la vie… jusqu’à transformer en profondeur l’identité de l’individu et la nature de la société elle-même.
L’Art, c’est bien fini, d’Yves Michaud, vient de paraître aux Éditions Gallimard. 336 p., 22€ en format physique, 15,99€ en version numérique, disponible ici.