Intervention

André Comte-Sponville : “L’euthanasie est une question de liberté et pas de dignité, mais cela n’autorise pas Michel Houellebecq à manquer de respect à ses défenseurs”

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Discussion sur la proposition de loi pour le droit à une fin de vie libre et choisie, dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, le 8 avril 2021

Discussion sur la proposition de loi pour le droit à une fin de vie libre et choisie, dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, le 8 avril 2021. © Thomas Padilla/Maxppp

Alors que l’Assemblée nationale débattait aujourd’hui pour la première fois d’une proposition de loi garantissant le droit « à une fin de vie libre et choisie » – et que près de 300 parlementaires appelaient à ce que le Parlement puisse débattre « de façon digne et apaisée » de cette question éthique fondamentale, de nombreuses critiques se font également entendre contre ce projet. L’écrivain Michel Houellebecq, qui dénonce la notion de « droit à mourir dans la dignité », soutient ainsi qu’« une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect ». Nous avons demandé à André Comte-Sponville, favorable depuis longtemps à l’euthanasie, de livrer ses arguments en faveur d’un droit qui engage la liberté, et non pas la dignité.

Comte-Sponville répond à Houellebecq sur le fond