Au fil de l’eau

Camille de Toledo : “Les entreprises sont des sujets de droit. Pourquoi pas la Loire ?”

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La Loire vue du ciel à Montsoreau (49), dans le parc naturel de régional de Loire-Anjou-Touraine

La Loire vue du ciel à Montsoreau (49), dans le parc naturel de régional de Loire-Anjou-Touraine. © Philippe Devanne/iStockphotos

Lubie de militants écologistes ou signe précurseur d’une nouvelle ère ? Progressivement, l’idée d’attribuer des droits à des entités de la nature (montagnes, fleuves…) fait son chemin, pour mieux défendre « ses » intérêts : en l’occurrence, sauvegarder le patrimoine naturel et préserver la biodiversité. C’est ainsi qu’en Équateur, en Bolivie, au Québec ou en Nouvelle-Zélande, des espaces naturels sont désormais considérés comme des personnalités juridiques à part entière. Et pourquoi pas la Loire ? L’artiste et écrivain Camille de Toledo a mis en récit les auditions qu’il a réalisées auprès d’un « parlement » rassemblant géographes, anthropologues, philosophes, juristes et autres chercheurs pour en discuter. Il raconte cette aventure dans un livre beau et passionnant, Le Fleuve qui voulait écrire. Les auditions du parlement de Loire (Les Liens qui libèrent, 2021). Entretien… fleuve.

“Permettre à la Loire de se défendre” : entretien avec Camille de Toledo