Biologie

Crise environnementale : une prime à la primitivité ?

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Marée verte, prolifération d’algues vertes sur une plage chinoise de la ville de Quingdao

Marée verte, prolifération d’algues vertes sur une plage chinoise de la ville de Quingdao. © Jian Feng/Featurechina/Ropi/Réa

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Les organismes « primitifs » – plus simples, plus indifférenciés – sont-ils mieux armés que les autres pour faire face au bouleversement environnemental ? C’est ce que sous-entend l’étude publiée récemment dans Nature, qui souligne que les algues et autres individus monocellulaires ont tendance à proliférer dans les cours d’eau à l’approche des grandes extinctions de masse. La réponse à la question, cependant, est plus complexe qu’il n’y paraît.

 

L’évolution, chacun le sait, est un processus lent. Le développement des organismes vers un plus haut degré de complexité implique une stabilité relative des conditions d’existence. C’est la régularité des enjeux auxquels la vie doit répondre qui permet le raffinement toujours plus grand des capacités organiques à prendre en charge certains problèmes définis. Cela passe par une spécialisation croissante des organes ou par une différenciation de la structure de l’organisme. Les organismes complexes sont « des structures très efficaces dans un environnement donné et pour résoudre un problème précis », résume le collapsologue Pablo Servigne, inspiré par la théorie des systèmes, dans un entretien qu’il nous a accordé [à retrouver dans notre hors-série « Philosophie du réchauffement climatique »]. L’affirmation concerne, en l’occurrence, les structures sociales, mais on peut l’étendre aux structures organiques.

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