Oh ! La belle vie

La chronique de François Morel : "Soyons sympas, devenons ministres"

Temps de lecture : 3 min

Paris, le 29 juillet 2020. L’équipe gouvernementale d’Emmanuel Macron pose à l’Élysée, avant le conseil des ministres hebdomadaire

Paris, le 29 juillet 2020. L’équipe gouvernementale d’Emmanuel Macron pose à l’Élysée, avant le conseil des ministres hebdomadaire. © Ludovic Marin/AFP

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 159 de Philosophie magazine « Qu’est-ce qui nous rend courageux ? », en kiosque le 05 mai 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Alors que Jean-Luc Mélenchon cherche à transformer la campagne des législatives en un plébiscite pour son accession à Matignon, on apprend que le président de la République, en quête d’un nouveau Premier ministre plus féminin, mais également « attaché à la question sociale, environnementale et productive », aurait proposé le poste à Véronique Bédague, ancienne directrice de cabinet de Manuel Valls reconvertie dans le privé à la tête du groupe immobilier Nexity. Mais qu’elle aurait refusé le poste : « Elle a fait savoir à qui de droit qu’elle resterait chez Nexity. »

Faut-il penser que la fonction de gouvernant, qui continue d’aiguiser l’appétit de tous les politiques, n’attire plus les personnalités issues de la société civile ou du privé ? Notre chroniqueur François Morel, auteur du Dictionnaire amoureux de l’inutile (Plon, 2022) se penche avec humour sur ce refus. Et invite les personnes qui pourraient être sollicitées pour le poste à l’avenir à faire preuve de politesse… sans balayer l’appel comme si « un vulgaire démarcheur téléphonique tentait de vous refourguer une véranda ou une assurance » et que vous lui répondiez : « Non, ça ne nous intéresse pas ! Arrêtez d’emmerder les gens ! »

Cet article est réservé aux abonnés
À lire aussi : peut-on “élire” un Premier ministre ?