L'œuvre

Les vestiges d’une œuvre

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Cet article est issu du numéro 76 de Philosophie magazine « Peut-on être honnête et réussir ? », en kiosque le 23 janvier 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Si, en son temps, Épicure a beaucoup écrit, peu de ses textes nous sont parvenus.

Des écrits d’Épicure, seul un très petit nombre a été conservé. Le philosophe semble avoir produit une œuvre abondante ; d’après Diogène Laërce, « Épicure fut un auteur des plus prolixes, dépassant [tous les autres penseurs] par le nombre de ses livres : il existe en effet trois cents rouleaux » (Vies et doctrines des philosophes illustres). Il a ainsi composé, entre autres, des traités intitulés Sur la nature (en trente-sept livres !), Sur les atomes et le vide, Sur l’amour, Sur la musique… Traités perdus, donc. Par l’entremise du même Diogène Laërce, trois lettres nous ont été transmises (Lettre à Hérodote, Lettre à Pythoclès, Lettre à Ménécée), ainsi que les Maximes capitales. À ce corpus s’ajoutent les Sentences vaticanes (contenues dans un manuscrit de la Bibliothèque vaticane – d’où le titre consacré –, datant du XIVe siècle qui rassemblait des œuvres de l’Antiquité, notamment les Pensées du stoïcien Marc Aurèle).