Portrait
Monique Wittig. “Les lesbiennes ne sont pas des femmes”
Monique Wittig en 1964. © UPI PHOTO /AFP
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Figure majeure du Mouvement de libération des femmes, pionnière des études de genre, Monique Wittig fit du lesbianisme un choix politique, afin de subvertir le modèle hétérosexuel dominant. Et de libérer le désir de la catégorie de sexe.
Monique Wittig naît en 1935 à Dannemarie (Haut-Rhin). Montée à Paris pour étudier à la Sorbonne, la jeune femme publie un premier roman à l’écriture singulière, L’Opoponax (« le premier livre moderne qui ait été fait sur l’enfance », écrira Marguerite Duras) en 1946. Membre de différents groupes féministes, elle anime à partir d’octobre 1968 des réunions non mixtes pour libérer la parole des femmes. Deux ans plus tard, brandissant le slogan « Un homme sur deux est une femme », elle fait partie des militantes qui déposent sous l’arc de Triomphe une gerbe en l’honneur de la femme encore plus inconnue du soldat inconnu. Wittig joue ainsi un rôle central dans l’émergence du Mouvement de libération des femmes (MLF).