L’aventure d’un classique

Montesquieu : une pensée historique et cosmopolite

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De l’esprit des lois est truffé d’exemples empruntés à presque toutes les parties du globe. Montesquieu s’en sert pour montrer l’infinie diversité des modes de vie humains, qu’il entend exposer sans porter de jugement. Attention, sa tolérance peut parfois surprendre !

 

Sur les difficultés de la démocratie romaine

Ce régime reposant sur la vertu, non seulement des institutions, mais aussi des individus, il est le plus difficile à maintenir, selon Montesquieu. La preuve dans l’histoire de Rome, avec l’impossibilité pour le dictateur Sylla de rendre la ville à un régime plus souple : « Quand Sylla voulut rendre à Rome la liberté, elle ne put plus la recevoir ; elle n’avait plus qu’un faible reste de vertu : et comme elle en eut toujours moins, au lieu de se réveiller après César, Tibère, Caïus, Claude, Néron, Domitien, elle fut toujours plus esclave. »

Des rois romains

Montesquieu présente sous un jour favorable « le gouvernement des rois de Rome » par opposition aux difficultés de la démocratie. Certes, « il tomba, comme les autres, par son vice général », mais cela n’a rien à voir avec son caractère : « En lui-même, et dans sa nature particulière, il fut très bon. » Sous le roi Tullus Hostilius, le peuple romain avait ainsi le droit d’élire ses magistrats, d’approuver les lois et de déclarer la guerre.

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