Décryptage

Nouvel An chinois : tout un symbole

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Nouvel An chinois : les lions et les dragons dansent au son des pétards dans le quartier chinois de Lyon, le 22 février 2015

Nouvel An chinois : les lions et les dragons dansent au son des pétards dans le quartier chinois de Lyon, le 22 février 2015. © Konrad K./SIPA

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Le nouvel an chinois, c’est vendredi ! Au programme : quinze jours de festivités, rythmées par un protocole bien rôdé, alternant dîners en famille, visites aux proches et hommages aux dieux. Un moment hautement symbolique. Le philosophe et sinologue Alexis Lavis, installé à Pékin, décrypte le sens de cet événement.

 

La Chine prépare son réveillon comme à l’accoutumée, mais non sans une certaine anxiété. Il y a évidemment le souvenir traumatique de l’année dernière où, à l’avant-veille du jour de l’an, les autorités avaient annoncé le confinement de Wuhan et demandé qu’on limite les déplacements. Or, des cas de Covid-19 sont réapparus en décembre dernier dans la province du Hebei, voisine de Pékin. Branle-bas de combat, mesures barrières, on remet les masques qu’on n’avait pas vraiment quittés, on vérifie la température, on teste, on vaccine… Le mauvais scénario de l’an passé va-t-il se répéter ? Apparemment pas. La poussée épidémique semble avoir été contenue. Le cours des choses peut continuer, au prix d’un contrôle renforcé. Je peux ainsi rencontrer le Premier ministre Li Keqiang, lors de la réunion annuelle des experts internationaux afin de nous souhaiter de bonnes fêtes de printemps.  

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