Droit
Une loi pour protéger l’animal de la cruauté ?
Lapin de race orylag (utilisée pour sa fourrure par des marques de luxe) en cage dans une ferme d'élevage en France en 2017. © Xavier Leotyu/AFP
Le Sénat a commencé, mercredi 22 septembre, l’examen de la proposition de loi 326 visant à lutter davantage contre la maltraitance animale. Déjà adoptée par l’Assemblée nationale en janvier dernier, la nouvelle législation pourrait constituer, si elle n’est pas dénaturée, « un premier pas historique », selon les signataires d’une tribune collective parue dans Le Monde. Au programme : interdiction de la vente d’animaux dans les animaleries, renforcement des sanctions en cas d’abandon, arrêt de la reproduction des cétacés en captivité, fin de l’élevage d’animaux sauvages pour la fourrure, etc. Le texte est en lui-même « peu révolutionnaire ». Il n’est toujours pas question, par exemple, d’accorder une personnalité juridique aux bêtes. Cela constitue pourtant une étape importante, au regard de la difficulté à faire admettre, dans l’histoire de la pensée, que les animaux souffrent et que cette souffrance a des implications morales.