Ukraine

Guerre injuste, guerre juste

Temps de lecture : 1 min

Après un bombardement à Kiev (Ukraine), le 17 mars 2022

Après un bombardement à Kiev (Ukraine), le 17 mars 2022. © Aris Messinis/AFP

« Le pape François a condamné fermement le concept de “guerre juste” dans [l’encyclique] Fratelli Tutti. Doit-on pour autant ne pas soutenir l’Ukraine agressée face à la Russie agressive ? » s’interrogeait récemment la rédactrice en chef de La Croix, Isabelle de Gaulmyn. Et de répondre par la négative : « Ce serait alors ne pas offrir son assistance à un peuple en danger. La paix est un combat qui a parfois besoin des armes. »

Tel est le dilemme qui se pose à tous les pacifistes : si la guerre est par nature un mal, si l’on ne peut en tirer aucun bien, comment s’opposer à l’arbitraire du mal ?

Les théoriciens de la guerre juste souligne, au contraire, la nécessité de distinguer entre guerre légitime et illégitime, pour que la justice ne se condamne pas à l’impuissance. Reste à savoir où passe la ligne de partage. Éclairage avec Aristote, Thomas d’Aquin et Montesquieu.

Les philosophes face au concept de “guerre juste”