Éclairage

Pourquoi les militants écologistes s’en prennent-ils aux tableaux dans les musées ?

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National Gallery, Londres (Royaume-Uni), le 14 octobre 2022. Une photo du collectif pour le climat Just Stop Oil montre des militants les mains collées au mur sous les “Tournesols” de Vincent van Gogh après avoir jeté de la soupe à la tomate sur le tableau. Protégé par une vitre, celui-ci n’a pas été endommagé

National Gallery, Londres (Royaume-Uni), le 14 octobre 2022. Une photo du collectif pour le climat Just Stop Oil montre des militants les mains collées au mur sous les “Tournesols” de Vincent van Gogh après avoir jeté de la soupe à la tomate sur le tableau. Protégé par une vitre, celui-ci n’a pas été endommagé. © Just Stop Oil/AFP

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Après les Tournesols de Van Gogh, c’est au tour des Meules de Claude Monet d’avoir reçu leur ration de purée de pommes de terre, dimanche, dans un musée allemand. Mais pourquoi les militants écologistes s’en prennent-ils à l’art ? Explications.

 

Le 14 octobre dernier à la National Gallery de Londres, les Tournesols de Van Gogh ont été aspergés de soupe à la tomate par des militants écologistes. Neuf jours plus tard, c’est un tableau de Monet – lui aussi recouvert d’une vitre de protection –, Les Meules, qui a été arrosé de purée de pommes de terre au musée Barberini de Potsdam, en Allemagne, pour les mêmes raisons. Souvenons de La Joconde, entartée à Paris au mois de mai. Un homme avait alors déclaré : « Il y a des gens qui sont en train de détruire la terre, pensez-y. Tous les artistes, pensez à la terre. C’est pour ça que j’ai fait ça. » D’autres cas similaires, observés à Florence et ailleurs, montrent que si les œuvres changent, la manière de procéder est toujours à peu près la même. Mais pourquoi les militants écologistes choisissent-ils les musées pour faire leurs happenings et porter leurs revendications ?

Centres commerciaux, sièges de multinationales et, pourquoi pas, usines pétrochimiques ou autres stations-service… A priori, les cibles ne manquent pas pour servir de théâtre d’opérations aux actions des écologistes à la recherche de coups d’éclat médiatiques. Pourtant, ce sont bien les musées qu’ils semblent privilégier ces derniers mois pour s’exprimer, souillant de célèbres peintures et provoquant la colère de nombreux amateurs d’art sous le choc. Comment expliquer un tel choix, et pourquoi nous dérange-t-il tellement ? Qu’on approuve ou condamne ces méthodes, qu’est-ce que la réaction qu’elles provoquent en nous révèle de nous-mêmes ?

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