Décryptage
Un Nouvel An chinois dans l’ombre du Covid-19
Shanghai (Chine), le 29 janvier 2021. En prévision des festivités du Nouvel An, des gardiens municipaux tractent un ballon géant en forme de poisson vers le jardin Yuyuan, le grand jardin botanique de la ville de Shanghai. © Aly Song/Reuters
Dans l’ombre de la pandémie, la Chine se prépare à célébrer, ce vendredi, le Nouvel An de son calendrier lunaire. À la même époque, l’année dernière, Wuhan venait d’être confiné et le gouvernement décidait d’annuler les festivités, pour éviter la propagation du Covid-19. Cette fois, cependant, la fête – qui a pris une dimension internationale, au point de devenir un instrument du soft power chinois – aura bien lieu. Une nouvelle année commence, placée sous le signe du bœuf, symbole d’entêtement, et du métal, emblème d’inflexibilité, analyse le philosophe Alexis Lavis, installé en Chine et qui a assisté au lancement des festivités lors d’une réunion des experts internationaux conviés par le Premier ministre Li Keqiang. Comme quoi, le Nouvel An est plus que jamais en Chine un événement social, philosophique mais aussi politique.