Politique / Chine
Benny Tai. Un Hongkongais démocrate face au pouvoir chinois
Benny Tai, au centre de la photo (cc) Wikimedia Commons
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Cet article est issu du numéro 128 de Philosophie magazine « Qu’est-ce qu’une société juste ? », en kiosque le 28 mars 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Benny Tai et Chan Kin-man, deux chefs de file du Mouvement des parapluies à Hong Kong en 2014, ont été condamnés mercredi 24 avril 2019 à 16 mois de prison, après avoir été reconnus coupables de conspiration en vue de commettre un trouble à l'ordre public.
« Il est possible que je doive aller en prison. Mais je n’ai pas peur », nous écrit Benny Tai. Professeur de droit à l’université de Hong Kong, il risque sept ans de détention. Fin 2018, cet homme de 54 ans a été jugé, avec huit autres prévenus, pour « conspiration pour troubles de l’ordre public », « incitation à troubler l’ordre public » et « incitation à inciter à troubler l’ordre public ».
Lorsque nous l’avions rencontré à Hong Kong il y a trois ans, Benny Tai ne se doutait pas qu’il allait, lui aussi, être puni pour sa participation, à l’automne 2014, au mouvement prodémocratie Occupy Central – appelé aussi « mouvement des parapluies ». Durant près de quatre-vingts jours, des étudiants et des citoyens avaient bloqué plusieurs places de l’une des villes les plus policées du monde. Ils protestaient contre une modification du mode d’élection du gouverneur de la ville qui visait à favoriser la désignation d’un candidat aux ordres de Pékin.