Politique

Jusqu’où doit aller la désobéissance civile ?

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Place de la République, Paris, le 25 avril 2022. Manifestation après l’annonce des résultats du second tour de l'élection présidentielle, donnant Emmanuel Macron vainqueur contre Marine Le Pen

Place de la République, Paris, le 25 avril 2022. Manifestation après l’annonce des résultats du second tour de l'élection présidentielle, donnant Emmanuel Macron vainqueur contre Marine Le Pen. © Martin Barzilai/Haytham/Réa

Dès l’annonce de la réélection d’Emmanuel Macron, des centaines de manifestants ont manifesté leur colère dans plusieurs villes de France au cri de « Ni Macron, ni Le Pen ». Certains, aguerris par la crise des Gilets jaunes et le rejet de la politique sanitaire contre l’épidémie de Covid-19, réclament sans plus attendre la pratique généralisée de la « désobéissance civile ».

Faut-il voir dans cet appel un prélude inquiétant à des désordres potentiellement violents, ou une manifestation légitime et peut-être efficace pour empêcher les éventuelles dérives autoritaires d’un pouvoir reconduit ? Trois philosophes américains nous aident à prendre du recul sur ce que peut signifier le recours à la désobéissance civile en démocratie.

Trois nuances de désobéissance civile