Politique

Le compromis, victoire ou leurre ?

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Mémorial de la France combattante, mont Valérien, Suresnes (92), le 18 juin 2022. Emmanuel Macron et Élisabeth Borne assistent à une cérémonie marquant le 82e anniversaire de l’appel du général de Gaulle à la résistance, dit “appel du 18 juin 1940”

Mémorial de la France combattante, mont Valérien, Suresnes (92), le 18 juin 2022. Emmanuel Macron et Élisabeth Borne assistent à une cérémonie marquant le 82e anniversaire de l’appel du général de Gaulle à la résistance, dit “appel du 18 juin 1940”. © Gonzalo Fuentes/Pool/AFP

« Nous devons collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment, bâtir avec les formations politiques constituant la nouvelle Assemblée des compromis nouveaux dans le dialogue, l’écoute et le respect », a déclaré Emmanuel Macron lors de la première allocution télévisée de son second mandat. « Compromis » : le mot est partout depuis que le président n’a pas obtenu de majorité absolue aux législatives.

Le compromis est-il indispensable en politique, ou cette manière de transiger avec l’adversaire signale-t-elle au contraire un échec, voire une compromission morale ? De Platon à Ricœur, quatre philosophes nous aident à penser la notion très actuelle de compromis.

Faut-il accepter de faire des compromis ?